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Valorisation des résultats de la recherche : 2iE en quête de la formule avec les universités publiques

A l’appel de l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE), une quinzaine d’enseignants chercheurs et doctorants des universités Nazi Boni et de Fada N’Gourma, prennent part, ce jeudi 19 décembre à Ouagadougou, à un atelier sur la valorisation des résultats de la recherche scientifique. L’objectif étant d’unir les intelligences pour dégager une stratégie de valorisation des résultats.

C’est une lapalissade. Au Burkina Faso, des chercheurs qui trouvent, on en trouve. Mais peu de résultats de ces recherches pourtant innovantes sont valorisés. A l’Institut international d’ingénierie de l’eau et de l’environnement (2iE), le sujet préoccupe. D’où l’organisation d’un atelier, ce jeudi, avec deux universités publiques en vue de la valorisation des résultats des innovations issues des laboratoires.

Ce cadre de réflexion entre 2iE et les universités Nazi Boni et de Fada N’Gourma est une première, à en croire le Pr Harouna Karambiri, directeur de la recherche de 2iE, représentant le directeur général. Et il vise le renforcement du partenariat entre l’institut et les universités nationales jusque-là limité à l’Université Joseph Ki-Zerbo. Au cours de cet atelier, il est prévu plusieurs communications notamment sur les aspects scientifique et entrepreneurial de la valorisation des connaissances, la propriété intellectuelle, la démarche qualité en recherche, etc.

Une vue des personnel enseignant de 2iE

« Nous commençons par les deux universités mais nous avons pour l’avenir un plan de renforcement du partenariat avec l’ensemble des universités au niveau national », a laissé entendre le directeur de recherche avant d’indiquer que les participants seront outillés « sur les principes, outils et mécanismes qui permettent aux chercheurs de sortir des produits qui soient utilisés par le citoyen lambda, le professionnel et aussi les industriels. Il faut souligner que derrière la recherche, il y a aussi une optique d’industrialiser pour générer des revenus qui puissent refinancer la recherche ».

Les universités Nazi Boni et de Fada N’Gourma étaient représentés par des enseignants chercheurs mais aussi des doctorants

A travers ses laboratoires, 2iE dit travailler sur des problématiques appliquées aux besoins des Etats dans le domaine de l’eau, de l’environnement, de l’énergie et des éco-matériaux. « Tout ce que nous trouvons sont valorisés à travers des publications scientifiques mais aussi à travers les conférences et ateliers au profit des décideurs publics », a reconnu le Pr Harouna Karambiri. Mais un public cible intéresse depuis quelques années l’Institut. Il s’agit des professionnels et entreprises.

Pr Karambiri Harouna, directeur de recherche de 2iE

De son expérience en matière de valorisation des résultats de la recherche, l’on retiendra également que 2iE a créé un mécanisme afin de permettre aux porteurs de projets innovants de développer leurs idées de projet dans un cadre approprié. Ceux-ci sont accompagnés par le dispositif dans lequel les laboratoires de l’institut occupent une place prépondérante. A ce jour, une dizaine de projets sont incubés.

« La réflexion se poursuivra », a rassuré le Pr Karambiri. Ainsi, il a annoncé la tenue, au mois de janvier 2020, d’une rencontre dans la ville de Bobo-Dioulasso, toujours en vue de renforcer le tissu de réseautage au niveau national.

Herman Frédéric Bassolé
Lefaso.net

Lien : https://lefaso.net/spip.php?article93884

 

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