angelika-sita-ouedraogo

Angelika Sita Ouédraogo, étudiante en cours de formation à 2iE et sélectionnée olympique nationale du Burkina Faso en natation pour les JO de Londres arrive à se distinguer de bien des façons malgré son choix de filière encore malheureusement considéré comme atypique pour des femmes en Afrique. Elle témoigne de son parcours à l’occasion des 10ème Journées Entreprises de 2iE.

Pouvez-vous vous présenter et décrire en quelques mots à votre parcours scolaire et universitaire jusqu’à présent ?
Je m’appelle OUEDRAOGO Angelika Sita. Je suis étudiante en 3e année en génie électrique et énergétique à 2iE. Je suis aussi la championne nationale de natation catégorie sénior (Burkina Faso). 

Arrivez-vous à concilier aisément sport et études ?
 On fait face à pas mal de problèmes quand on fait du sport en Afrique. Lorsqu’on va à l’université c’est encore pire. En plus, je suis à un niveau où je dois m’entrainer 6 jours sur 7 ce qui est impossible pour moi vu les horaires de cours à 2IE. Alors, je ne dirais pas que j’arrive à concilier aisément sport et étude mais je me débrouille pour bien faire les deux. 

Comment décririez-vous votre expérience à 2iE en tant qu’étudiante ? Pensez-vous avoir été bien préparée pour votre situation actuelle ?
Je décrirai mon expérience en tant qu’étudiante comme fascinante parce que j’ai beaucoup appris. L’université est différente du lycée : on grandit à l’université, on devient responsable et on est conscient du moment où l’on décide de sa vie. De plus, le système est différent au niveau des cours. On cherche, on apprend, on propose. C’est enrichissant.

Je n’ai pas encore fini ma formation, mais en tant qu’étudiante de troisième année je m’attendais à une formation plus renforcée. Alors je dirai que je suis assez bien préparée. 

Les métiers d’ingénieurs sont généralement considérés de prime abord comme masculins et dominés par une forte présence masculine. Votre intégration à l’établissement a-t-elle été influencée de quelque manière que ce soit par votre genre ? Si oui de quelle façon ? Pensez-vous que ce paramètre influera aussi sur votre insertion professionnelle ?
Non, mon insertion n’a pas été influencée par mon genre. Je ne me voyais faire autre chose et ma famille non plus.

Je pense que ce paramètre influera sur mon insertion professionnelle. Je pense que les femmes ingénieures s’insèrent difficilement dans le milieu professionnel. C’est pourquoi il nous faut faire plus d’effort pour prouver qu’on est apte à faire ce métier.

Pensez-vous qu’il soit important pour un ingénieur francophone de nos jours d’avoir de bonnes compétences en anglais ? En quel sens ?
Les ingénieurs travaillent en équipe et dans plusieurs pays différents. L’anglais est une langue internationale qui permet à un ingénieur de comprendre et de se faire comprendre partout. En plus, les meilleurs manuels, articles scientifiques, conférences et formations sont en anglais. Un ingénieur doit maitriser l’anglais, c’est-à-dire savoir défendre ses idées et pouvoir comprendre ce qui se dit.

Quelles sont vos ambitions en tant qu’ingénieure pour les prochaines années ? Un dernier mot à l’endroit des filles qui souhaitent s’engager dans les métiers d’Ingénierie ?
Je suis fascinée par les énergies renouvelables. J’aimerai travailler dans les entreprises qui sont dans ce domaine afin de bien les maîtriser et avoir de l’expérience pour ensuite créer mon entreprise et exploiter ces formes d’énergie.

Le métier d’ingénieur, c’est aussi bien pour les filles que pour les garçons. Alors j’encourage toutes les filles qui veulent le faire de se lancer parce que c’est un métier intéressent. Publié le 09/07/2015