La Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles de 2iE, véritable tremplin pour les futur(e)s ingénieur(e)s qualifié(e)s d’Afrique !

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En l’an 2012, 2iE ouvrait la Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles (CPGE) IngénieurEs en Afrique en collaboration avec EPF Ecole d’Ingénieur-e-s, dans le but de répondre à l’une de ses vocations majeures : promouvoir l’accès des jeunes, et plus particulièrement des femmes, aux métiers de l’ingénierie. Depuis lors, cette classe n’a cessé d’être un motif de fierté et de satisfaction pour l’Institut.

C’est ainsi que 50 étudiants ont été préparés à entrer dans les grandes écoles dans les domaines du Génie Civil, de l’Informatique, de la Chimie, des Télécommunications, de l’Energie-Electricité-Électrotechnique, de l’Electronique, du Génie Mécanique, de l’Actuariat, etc. La jeune filière a au cours de ses années d’existence vu ses étudiants réussir brillamment à des concours internationaux de haut niveau.

Parmi les 17 étudiants de la première promotion (2012-2014), certains ont réussi aux concours d’écoles françaises comme le concours e3a (75 écoles françaises), le concours des Ecoles d’Actuariat et Statistique (5 écoles françaises et 1 école marocaine) et le concours de l’Institut National Polytechnique Félix Houphouët Boigny de Yamoussoukro (INP-HB). Pour ce qui concerne la deuxième promotion (2013-2015), elle s’est illustrée par un fort taux de succès dans des concours d’entrée de l’INP-HB (filières Génie chimique et Procédés, Mines et Carrières, Informatique, Energétique, Electronique et Informatique d’Industrie) et dans les admissions sur dossier à l’EPF, sites de Troyes (filière urbanisme) et de Montpellier (filière énergie), à l’INSA Strasbourg (spécialité mécatronique) et l’EME de Rennes (Ecoles des métiers de l’Environnement).

Sur les 21 élèves de la dernière promotion (2014-2016), 19 ont été admis dans une école d’ingénieur ou une formation universitaire de niveau Bac+3. On peut noter cette année des succès aux concours internationaux de l’INP-HB et euro graduation access (eg@) dont les épreuves se sont déroulées à 2iE, devenu centre d’examen du concours depuis cette année. Plusieurs élèves ont été admis sur dossier dans des écoles d’ingénieurs françaises, tunisiennes et marocaines (voir tableau ci-dessous).

Les nouveaux bacheliers souhaitant s’engager dans les métiers de l’ingénierie mais toujours hésitants quant à la filière dans laquelle évoluer sont vivement invités à s’inscrire en CPGE afin d’avoir un aperçu des différents domaines de l’ingénierie. Cette formation permet d’acquérir un niveau d’excellence en sciences fondamentales, sciences appliquées et humaines qui constituent le socle sur lequel s’élaboreront les compétences de l’ingénieur.

 

Tableau récapitulatif des étudiants de CPGE admis dans des grandes écoles d’ingénieur ou des établissements d’enseignement supérieurs

Promotion

Effectif

Nombre d’admis

Lieu et filière

2012-2014

17

17

2iE (Ouagadougou, Burkina Faso)

EPF (Montpellier, Sceaux, Troyes, France)

Euro Institut d’Actuariat (Brest, France)

INP-HB (Yamoussoukro, Côte d’Ivoire)

Université libre de Tunis ULT – cycle ingénieur (Tunis, Tunisie)

2013-2015

14

11

2iE (Ouagadougou, Burkina Faso)

EPF (Montpellier, Troyes, France)

INP-HB (Yamoussoukro, Côte d’Ivoire)

INSA (Strasbourg, France)

Ecole des Métiers de l’Environnement EME (Rennes, France)

2014-2016

21

19

2iE (Ouagadougou, Burkina Faso)

INP-HB (Yamoussoukro, Côte d’Ivoire)

EPF (Troyes, France)

Institut Supérieur des Matériaux du Mans ISMANS Ecole d’Ingénieurs (Le Mans, France)

Ecole d’ingénieur informatique et environnement ESAIP (Angers, France)

Université Evry-Val-d’Essonne, Licence Sciences, Technologies, Santé mention sciences pour l’ingénieur parcours Génie informatique (Courcouronnes, France)

Ecole Polytechnique Internationale Privée de Tunis Polytech Intl, filière ingénieur micro-électronique et télécommunications (Tunis, Tunisie).

Ecole Supérieure Privée d’Ingénierie et de Technologies ESPRIT (Tunis, Tunisie).

Université Libre de Tunis ULT, cycle ingénieur spécialité génie énergétique (Tunis, Tunisie).

Université Privée de Fès UPF, filière génie électronique, automatisme et automatique (Fès, Maroc).

A la rencontre des étudiants de la CPGE…

Esdras-Jean-Jude-ASSAHEsdras Jean Jude ASSAH
Chef de classe de la 2eme Année, promotion 2014-2015, Esdras, étudiant togolais décrit son parcours en CPGE en deux phrases courtes: « éprouvant mais bénéfique » et « difficile mais satisfaisant ».

Mes deux années en classe préparatoire ont été les meilleures de tout mon cursus scolaire jusqu’à présent. En effet, bien que ce soit difficile de faire face aux défis que représentent le volume de cours à apprendre et leur diversité, j’ai pu acquérir le niveau requis pour entrer dans les Grandes Ecoles les plus prestigieuses et j’en suis très heureux. La preuve, j’ai réussi au concours très sélectif de l’INPHB et admis à poursuivre mes études en Informatique, ce qui cadre parfaitement avec mon ambition de devenir Ingénieur Informatique Programmeur. 

 

Amoin-Marie-Christiane-KOUASSI

Amoin Marie Christiane KOUASSI
Amoin, jeune étudiante Ivoirienne, heureuse des liens qu’elle a pu tisser avec ses camarades de classe raconte avec reconnaissance comment elle a réussi avec leur collaboration à venir à bout des difficultés qui se présentaient à elle.

En tant que jeune étudiante ayant obtenu un baccalauréat série D (la plupart de mes camarades venaient de séries purement scientifiques), j’ai eu du mal à m’adapter au niveau des cours qui sont presque tous scientifiques en CPGE. J’ai dû aller vers mes autres camarades qui heureusement étaient très ouverts et qui m’ont aidé chaque fois que j’en avais besoin. Je suis satisfaite de la formation que j’ai reçue car elle était à la hauteur de mes attentes et adaptée à des débutants, ce qui m’a permis de rapidement remonter la pente et atteindre un bon niveau pour accéder aux Grandes Ecoles. Avec mon travail personnel, le soutien de mes camarades et la qualité de la formation que j’ai reçue, j’ai eu toutes les cartes en main pour réussir. La CPGE promeut non seulement l’ingénierie chez les femmes mais aussi un esprit de famille entre étudiants, enseignants et administration. J’ai été reçue dans une Grande Ecole d’ingénierie et compte poursuivre mes études en électronique.  

 

Alix-Marie-Prisca-IlboudoAlix Marie Prisca ILBOUDO
Contente d’avoir eu deux années de plus après le baccalauréat pour s’assurer de son choix de carrière.

Après mon baccalauréat, je doutais fort de ma capacité à prendre part à des compétitions internationales même si j’avais de bons résultats scolaires dans mon pays. De plus je n’étais pas sure de mes choix quant à ma formation post-BAC et de carrières. J’ai donc décidé de m’inscrire pour la CPGE à 2iE et je ne le regrette pas du tout. La qualité de la formation que j’ai reçue a enlevé mes doutes par rapport à mes capacités et c’est avec assurance que j’ai postulé pour poursuivre mes études dans de Grandes Ecoles hors de mon pays. A la fin de deux années de dur labeur, j’ai été reçue à des concours d’entrée à des écoles européennes. En plus de cela je me suis découvert une passion pour le génie mécanique. Je compte désormais poursuivre mes études en Mécatronique dans les années à venir.   

Succes Stories de la CPGE 2iE

Aminata KA
Aminata, de nationalité sénégalaise a intégré les CPGE de 2iE après l’obtention de son BAC série C. Après deux années couronnées de succès en CPGE, elle évolue désormais à l’EPF de Sceaux, une Grande Ecole d’Ingénierie française et estime avoir été bien préparée à 2iE pour faire face aux études en ingénierie.

aminata-ka

Mon expérience à 2iE est l’expérience la plus significative de ma vie. C’était la première fois que ma classe était constituée principalement de filles provenant de pays différents un melting polt en quelque sorte. Dès le premier mois je me suis rendue compte que le niveau requis pour suivre les cours était particulièrement élevé. Mes classes préparatoires ont sans doute été dures mais c’était une expérience inoubliable. Un niveau très élevé sans doute mais qui m’a été très utile notamment en troisième année. CPGE met à la disposition de ces élèves un bagage intellectuel suffisant pour faire de grandes études.

Le métier d’ingénieur étant perçu comme masculin la présence féminine n’est pas assez importante surtout en Afrique. En tant que femme et africaine je comprends le fait d’avoir peur d’envisager ces études mais je conseille d’y croire et de lutter pour y parvenir.  Lire la suite de son interview Crédit photo : EPF

   

Mot du responsable pédagogique de la CPGE, Dr. Yohan Richardson

Yohan-RichardsonLa CPGE de 2iE-EPF est une filière jeune car nous en sommes uniquement à la 3ème promotion. Les premiers résultats obtenus par nos élèves sont très encourageants et nous avons d’excellents retours sur nos premiers CPGE qui ont intégré des écoles d’ingénieur en France ou en Afrique. La formation est difficile car le rythme de travail est très soutenu et le niveau demandé aux élèves est aussi élevé que celui d’une CPGE en France. C’est la raison pour laquelle nous avons eu jusqu’à présent un fort de succès dans les concours d’entrée dans les écoles à l’international. Bien que la formation ait toujours besoin de s’améliorer, un de ses atouts majeurs réside dans l’excellent taux d’encadrement dont bénéficient les élèves (une trentaine d’élèves pour environ 20 enseignants). Cet encadrement est assuré par une équipe pédagogique interdisciplinaire et multiculturelle de haut niveau composée d’enseignants et enseignants-chercheurs de 2iE ainsi que des professeurs provenant de différentes institutions africaines expérimentées dans le système des classes préparatoires telle que l’Université de Ouagadougou qui avait un programme similaire (anciennement appelé ENSI-DEUG) et l’INP-HB de Yamoussoukro qui propose des CPGE depuis de nombreuses années.