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Ouverture des inscriptions pour la rentrée de Septembre 2018


Devenez Ingénieur(e) en vous formant dans un Centre d’excellence au cœur de l’Afrique.

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2018-08-22 104815deme-moussaEncore félicitations à Monsieur Moussa DEME et Mademoiselle Madine TRAORE, lauréats burkinabè en CPGE-2 à 2iE et admis dans des écoles d’ingénieur françaises, respectivement à Polytech Lilles et à ESIM au Mans !

nadine-traoreEn effet, ils bénéficient d’une bourse nationale de 3 ans couvrant les frais de vie, une aide au logement, les frais de transport (de Ouaga jusqu’à leur école), les frais de scolarité, de sécurité sociale et de mutuelle ainsi que le billet retour à la fin de leur formation.

Intégrer la CPGE de 2iE, c’est optimiser ses chances de rejoindre les meilleures écoles d’ingénieur en Europe et ailleurs !

 


Responsable Relations Internationales et Communication / 2iE

Les résultats de la 5ème promotion 2016-2018 de la classe préparatoire 2iE-EPF, d’un effectif de 21 élèves, marquent une étape importante dans l’évolution de la formation et sa progression constante vers l’excellence. Avec un taux de 64% de réussite à un concours international et un taux de 81% d’admission dans des écoles d’ingénieurs ou des universités en 3ème année de licence, en France, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, en Tunisie, au Maroc et au Canada, les élèves de la classe prépa 2iE-EPF ont été récompensés pour leurs efforts persévérants à dépasser constamment leurs limites et à rechercher l’excellence http://www.2ie-edu.org/index.php/fr/presentation/actualites/1485-classe-preparatoire-aux-grandes-ecoles-2ie-epf-resultats-d-admission-aux-concours-internationaux-2018. Nous les félicitons ainsi que leurs enseignants et nous remercions leurs parents pour leur confiance !

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Les étudiants de la Classe Préparatoire en pleine séance d’EPS.

Nous avons interviewé Monsieur DEME Moussa, le major de la promotion qui a été admis dans 3 écoles d’ingénieurs : Polytech de Lilles, l’ESIGELEC de Rouen et l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Analyse Economique (ENSAE) de Dakar. Il a été classé 1er sur l’ensemble des candidats burkinabè ayant passé le concours d’Ingénieurs Statisticiens Economistes, concours très sélectif commun à l'ENSEA d'Abidjan, l’ISSEA de Yaoundé et l’ENSAE de Dakar qui forment en trois ans des Ingénieurs statisticiens économistes dont le rôle consiste à créer, gérer et utiliser l'information statistique pour la préparation des décisions de nature économique ou sociale concernant la nation, la région ou l'entreprise. Avant son départ pour l’école qu’il aura choisie, Moussa DEME répond à nos questions et nous retrace son parcours exceptionnel parsemé de difficultés. Il encourage tous les étudiants à ne pas se limiter et se laisser arrêter par les difficultés rencontrées mais au contraire à les utiliser comme un tremplin pour aller toujours plus loin et atteindre des sommets. Lisez son témoignage édifiant !

M. Moussa DEME, major de la promotion 2016-2018.

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  1. 1.1. Qu’est-ce qui vous a motivé à opter pour la filière scientifique durant votre cursus scolaire?

Je peux dire que ce sont mes compétences dans les matières scientifiques qui m’ont amené à m’orienter en série C. Originaire du village de Bossé, à 54 km de Tougan, j’ai tout d’abord commencé mon cursus scolaire à Niassan, commune située dans la province du Sourou (région de la Boucle du Mouhoun) de 2003 à 2009. Ensuite, après mon Certificat d’Étude Primaire, j’ai été orienté au lycée de Kassoum (Province du Sourou) où j’ai fait la classe de sixième à la troisième de 2009 à 2013. En 2013, j’ai eu mon BEPC et j’ai demandé à venir à Ouagadougou, où j’ai été affecté au Lycée Philippe Zinda Kabore en série C. Une fois mon année validée en classe de seconde, j’ai émis une requête d’affection au lycée mixte de Goughin dans l’objectif de me rapprocher de ma famille. Au départ, quand je suis arrivé au lycée mixte de Goughin, j’ai voulu changer de série et opter pour la série D, mais le proviseur m’a convaincu du contraire, à cause de mes excellentes notes dans les matières scientifiques. De plus, la série C était une classe qui connaissait un faible effectif. J’ai donc accepté et poursuivi mon cursus jusqu’à obtenir mon Baccalauréat avec mention bien en 2016.

  1. 2.Comment avez-vous découvert 2iE et les classes préparatoires scientifiques?

Après l’obtention de mon Bac, je ne savais pas trop quel type d’études j’allais faire à l’Université, puisque plusieurs opportunités s’offraient à moi. C’est alors qu’un camarade de classe de terminale m’a parlé de 2iE. Je suis donc venu à 2iE, pour me renseigner d’avantage, et c’est là que j’ai été informé de l’existence des classes préparatoires scientifiques qui forment les bacheliers de séries scientifiques pendant deux ans, à l’entrée aux grandes écoles d’ingénieurs internationales. J’ai aussi de mon côté effectué des recherches sur internet pour mieux me renseigner sur la question des Classes Préparatoires aux Grandes Écoles. J’ai pu ainsi découvrir comment la formation se déroule à ce niveau, les matières qui y sont enseignées, etc. Tout cela m’a vraiment plu et m’a motivé à intégrer la Classe Préparatoire aux Grandes Écoles de 2iE, ce qui m’a d’ailleurs permis à l’issue des deux ans de formation, de passer et de réussir les concours pour l’admission aux Grandes Écoles.

  1. 3. Pourquoi avoir porté votre choix sur 2iE précisément pour vos études universitaires?

J’ai porté mon choix sur 2iE car c’était en 2016, le seul Institut à avoir intégré dans son système de formation les Classes Préparatoires aux Grandes Écoles au Burkina Faso, sinon il fallait aller en Côte d’Ivoire ou au Maroc pour se former et je n’ai pas regretté du tout d’avoir fait ce choix.

  1. 4. Quelle a été votre émotion lorsque vous avez obtenu votre bourse de cinq ans pour 2iE?

L’obtention de ma bourse pour 2iE a provoqué en moi un sentiment de libération et de soulagement parce qu’après l’obtention de mon Bac, j’ai fait une semaine d’études à Bobo en médecine et c’était vraiment éprouvant, parce que je n’étais pas à l’aise avec la méthode d’étude, il fallait à chaque fois mémoriser les cours et je n’étais pas habitué à cela. Alors, lorsque j’ai eu la nouvelle que j’ai obtenu une bourse d’étude pour 2iE j’étais vraiment très content.

  1. 5.Comment se sont passées vos études à 2iE, arriviez-vous à suivre le rythme de l’enseignement durant votre formation?

Je dois dire qu’en classe préparatoire le rythme sur lequel les cours sont dispensés est assez fort, le programme est très chargé, on fait beaucoup de mathématiques et de physique. En effet, on fait les mathématiques pratiquement tout le temps et ça c’est très épuisant.

  1. 6.Comment était l’enseignement, êtes-vous satisfait de la formation à 2iE?

Je ne regrette vraiment pas d’avoir choisi 2iE car au départ je voulais acquérir une base en ingénierie, et à l’issue de ces deux années de formation, j’admets avoir réussi à acquérir cette base. Je reconnais cela parce que j’ai des amis qui sont allés à Yamoussoukro pour suivre la même formation, mais lors du concours de l’ENSAE, j’ai été classé premier devant eux. Je tire donc la conclusion selon laquelle ma formation à 2iE est d’une grande qualité et a répondu amplement à mes attentes. J’ai remarqué cependant quelques insuffisances notamment avec les travaux pratiques que nous avons très peu réalisés par faute de temps.

  1. 7.Nous savons que vous avez été admis à trois grandes écoles d’ingénieurs, l’ENSAE à Dakar, Polytech Lilles et ESIGELEC Rouen en France, et vous avez également la possibilité de poursuivre la formation d’ingénieur à 2iE. Qu’allez-vous décider et pourquoi?

Je pense avoir réfléchi sur la question et je priorise pour le moment Polytech Lilles parce qu’elle me permettra à la fin de mes études de me spécialiser avec un doctorat en mathématiques appliquées. Vu qu’il n’y a pas cette formation à 2iE, voilà pourquoi mon choix s’y est porté en premier lieu. 2iE vient en seconde position pour le génie civil et comme il y a aussi des possibilités de mobilité et des partenariats avec les grandes écoles en France, je peux aussi être docteur à 2iE.

  1. 8.Et l’ENSAE de Dakar ?

Oui, j’ai entendu parler de l’ENSAE pour la première fois par le biais d’un ami qui a eu le concours en 2014. C’est d’ailleurs lui qui m’a conseillé de passer le concours. Selon lui, cette école offre une formation sans pareil, il n’y a que des cracks là-bas et à la fin de la formation les trois premiers sont directement recrutés par la Banque Mondiale. Mais je n’ai pas opté pour cette école car ce ne sont que des informations officieuses que j’ai la concernant, du coup, j’émets quelques réserves mais ma décision n’est pas encore prise.

                                                                                                                                                                  

  1. 9.Quels sont vos projets à moyen et long termes?

A moyen terme, j’aimerais obtenir un diplôme de doctorat en France, mais je n’ai pas encore vraiment choisi la spécialité du doctorat. Toutefois, ma réflexion se porte beaucoup plus vers le domaine des mathématiques appliquées. Avec le doctorat, je désire exercer une fonction d’enseignant chercheur. Parallèlement j’aimerais aussi travailler à mon propre compte en tant que consultant. À long terme, j’envisage de revenir au Burkina tout en poursuivant ces mêmes objectifs.

  1. 10. Seriez-vous un jour intéressé à venir enseigner à 2iE?

Oui, tout à fait ! En plus, ayant fait mes études universitaires à 2iE, je ne me sentirai pas novice ici et ça sera très important pour moi de travailler avec des gens que je connais déjà et que j’apprécie.

  1. 11. Si vous devrez vous décrire en trois phrases, que direz-vous?

Ce que je peux dire me concernant, c’est que je suis quelqu’un d’un peu timide, d’ambitieux et de rigoureux dans le travail.

  1. 12. Quel message pouvez-vous adresser à la jeunesse estudiantine burkinabé et en particulier à celle qui aimerait suivre vos pas, en termes d’ambition et de méthodologie de travail?

          J’aimerai en premier lieu m’adresser à la jeunesse lycéenne et leur faire savoir que pour venir en classe préparatoire, il faut d’ores et déjà aimer et bosser les mathématiques, parce qu’en classe préparatoire, on ne recrute que les meilleurs en mathématiques. Il faut aussi bosser la physique, la littérature sans oublier l’anglais qui est vraiment une langue à ne pas négliger. Pour démontrer l’importance de cette langue, je citerai un exemple concernant des amis, qui ont été admissibles à des concours, mais à l’entretien, c’est l’anglais qui les a recalés. Pour ceux qui sont déjà en première année de classe prépa, je les conseille de commencer dès à présent à choisir leurs concours et à se préparer. Il faut également bosser les cours au fur et à mesure et ne pas les accumuler avant de les bosser. Je profite aussi pour faire remarquer que commencer son cursus scolaire au village, et pas dans les meilleures conditions possibles, n’entrave pas la réussite. Je le dis car moi-même j’en suis un exemple parlant. C’est à dire que j’ai commencé mon cursus scolaire au village où j’ai traversé pas mal de difficultés à cause de l’insuffisance d’infrastructures, de matériels et de manuels éducatifs. A titre d’exemple, je me remémore le souvenir de ma classe de troisième, où on n’avait pas assez de tables-bancs, ce qui nous obligeait à nous asseoir par quatre sur une seule table-banc, et l’effectif de la classe était de cent. Les professeurs avaient donc décidé d’évacuer les cours à cause du sureffectif des classes. Malheureusement, cette situation a perduré pendant deux mois et il fallait par la suite, redoubler d’effort dans le travail. Heureusement, nous avons pu nous rattraper dans les cours, on a fini tout le programme en juin et j’ai pu obtenir mon BEPC. Il faut ajouter qu’en dépit de toutes ces difficultés, on recevait quand même des enseignements de qualité surtout dans le domaine des sciences, grâce aux professeurs qualifiés qui dispensaient correctement leurs cours et qui corrigeaient bien les devoirs.

  1. 13.Souhaitez-vous adressez quelques mots à l’attention du corps enseignant et de toute l’administration de 2iE?

J’aimerais remercier tout le personnel de 2iE, parce que mon passage dans cet Institut a été très enrichissant de par toutes ces personnes qui m’ont accompagné avec leurs conseils. Je les encourage également à continuer sur cette lancée avec les autres étudiants de 2iE.

  1. 14. Quel est votre mot de la fin?

Je voudrais vous remercier pour cette occasion et j’en profite pour lancer un appel à mes camarades de la province du Sourou, à ceux qui sont en première année de Classe Préparatoire aux Grandes Écoles, mais aussi aux étudiants de diverses universités du Burkina, de toujours redoubler d’efforts dans le travail car la réussite est au bout des efforts.

2018-08-22 104815 et augmentez vos chances d'étudier dans de Grandes Ecoles d'Ingénieurs en Afrique et en France.

 

 

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